La gestion des risques requiert un grand travail dans leur identification et leur évaluation. Toutes les entreprises sont confrontés à des risques de tout types, il est important de bien y réagir.

06/10/2022

COMMENT GERER LES RISQUES EN ENTREPRISE ?

7 minutes de lecture

Selon le code du travail, l’employeur ou le chef d’entreprise est responsable de la santé et de la sécurité de ses employés. 

Pour ce faire, il doit connaitre ses derniers, leurs lieux de travail mais également l’ensemble de leurs activités

Mais dans une entreprise comme dans la vraie vie, il peut y avoir de nombreux imprévus. Pour tenter de les réduire et de les anticiper, il semble essentiel de mettre en avant les risques présents et probables au sein de la société.

Dans cet article, nous allons revenir sur ces derniers pour vous donner les bonnes pratiques en matière de risques afin de protéger au mieux l’ensemble de vos capitaux et de contribuer à la solidification de votre pilier GRC.

Qu’est-ce qu’un risque ?

Que cela soit en entreprise ou ailleurs, le risque zéro n’existe et n’existera jamais. Un risque est un événement ou une situation incertaine, ayant un impact plus ou moins grave et pouvant remettre en cause le fonctionnement de l’activité.

Ces risques peuvent être d’ordre financier qui sont liés aux risques du marché, de crédit, de trésorerie et de liquidités. Ils peuvent également être d’ordre opérationnel, on parlera alors de risques technologiques, informatiques, juridique ou encore de risques d’ordre humain. 

Quelle que soit la taille de l’entreprise, son secteur d’activité et son exposition à de potentielles menaces, il est devenu aujourd’hui indispensable de maitriser la gestion de ces risques. 

Chaque risque non maitrisé pourra engendrer un coût et avoir des conséquences fonctionnelles, organisationnelles et même structurelles.

Quelle est la différence entre un risque et un danger ?

Il n’est pas rare d’utiliser ces deux termes comme des synonymes. Pourtant, dans le cadre de la gestion de risques en entreprise, il est important de bien les différencier 

Un danger est un événement ou une situation qui va occasionner des dommages qui peuvent être physiques, moraux… Un risque implique un danger avec la probabilité, la durée et la fréquence d’exposition à ce danger pour une personne, un groupe une entreprise…

Ainsi, en entreprise, la perte de données est considérée comme un danger. La probabilité que ce danger se produise réellement est élevée si les différents employés utilisent des mots de passe faibles comme “1234” ou “Password”. Il y a donc ici l’apparition d’un risque 

Voyons maintenant ensemble quelle est la bonne méthode à utiliser pour gérer les risques en entreprise. 

Etape 1 : Identification du risque

L’identification du risque va passer par sa catégorisation. Il existe de très nombreuses façons de catégoriser les risques. Nous allons ici simplement évoquer trois catégories qui nous semblent très importantes. 

Risques Internes Vs Externes

Dans un environnement complexe, les permutations possibles dépassent largement notre capacité à prévoir ou même comprendre les risques. 

En effet, bien que chaque décision prise au sein de l’organisation ait une conséquence, il y a également des facteurs que l’on ne peut prévoir car ils sont extérieurs à l’activité interne de l’entreprise.

Souvent, ces risques sont liés à la zone géographique dans laquelle on se situe. On peut par exemple citer les risques démographiques, environnementaux, concurrentiels ou bien sociaux-économiques. Ces facteurs nécessitent souvent une approche réactive car il est difficile d’avoir un contrôle. 

Les risques internes, quant à eux, sont directement liés au décisions prises par les managers, les responsables et les directeurs, au sein même de l’organisation. 

Après cela, il est important d’identifier la nature du risque pour pouvoir mieux y répondre ensuite. 

Nature du risque

Il existe mille et une façon de classer les différents risques, essayons de définir les principales catégories auxquelles les entreprises font face : 

Les risques stratégiques :  le modèle stratégique d’une organisation est ce qui fait son avancement, sa force, et sa croissance s’il est solide. Malheureusement, développer une stratégie implique des risques d’incohérence entre les éléments qui la constituent et qui peuvent l’empêcher de maintenir une activité sur le long terme. 

Les risques financiers : Le modèle stratégique est étroitement lié aux risques financiers car l’un peut avoir de l’influence sur l’autre. Ils sont un danger pour la trésorerie et surtout la rentabilité de l’entreprise. On peut ici parler du risque du crédit, du taux de change ou encore de liquidité.

Les risques opérationnels : ceux-là sont dus soit aux défis externes, soit aux processus internes inefficaces. Ils englobent une large palette de risques, dont trois se distinguent par leurs impacts : 

  • Les risques informatiques : que ce soit en rapport à la protection de données, les programmes de malveillance ou les piratages, il est essentiel de prendre en compte ces dangers. 
  • Les risques juridiques : ils sont liés aux obligations, aux contrats et surtout aux droits. Le nombre de pénalités et d’amendes qu’ont reçues les entreprises est incalculable, il faut donc prêter un regard tout particulier à ces problématiques. 
  • Les risques psychosociaux : les conditions de travail et la souffrance des salariés sont des problématiques mettant en causes des mauvaises pratiques. Aujourd’hui, des processus sont mis en place pour identifier et analyser ces risques. 

Risque individuel Vs risque collectif

Un risque peut toucher une entreprise au global mais également les employés au niveau individuel. Si un certain nombre de ces derniers se retrouvent confrontés à un risque, il peut devenir global et affecter de façon importante l’entreprise. Il ne faut donc pas les négliger.

Comme risque individuel, nous pouvons citer le risque de chute, de chute d’objet ou encore des risques chimiques pour des entreprises manipulant des produits dangereux. 

A l’inverse, le hacking associé à un ransomware, logiciel informatique malveillant qui bloque l’accès aux données, est un risque collectif qui touche l’intégralité de la société. Celles-ci sont malheureusement de plus en plus fréquentes ces dernières années.

Etape 2 : Évaluation en priorisant les risques

Pour définir les risques prioritaires, il s’agit d’évaluer leur criticité. Ils peuvent être estimés selon deux critères que sont la probabilité et la gravité. 

  • La gravité est assimilée aux conséquences du risque s’il venait à se concrétiser. Même s’il peut avoir un impact sur une partie négligeable d’une organisation, il peut tout aussi bien avoir un effet retentissant sur l’ensemble de l’activité. 
  • La probabilité est le pourcentage de chances qu’un risque se produise. Plus le taux de probabilité est élevé, plus il y a de chance pour que le risque arrive.

Une échelle de mesure est établie pour chaque critère ce qui permet de positionner chaque risque dans cette matrice et de mesurer leur criticité (tolérable, intermédiaire et intolérable 

Même si cette approche ne permet pas de donner une solution à ces potentiels problèmes, elle est néanmoins importante dans la compréhension de ces risques, des circonstances desquelles ils peuvent surgire et des conséquences qu’ils peuvent engendrer.

Etape 3 : Maîtrise du risque

Pour une gestion efficace des risques, il est indispensable de connaître les processus de l’entreprise et de comprendre comment les ressources, les acteurs et l’activité principale permet de générer les résultats attendus. 

Seulement, les entreprises sont exposées à des risques auxquels elles réagissent de différentes manières : 

La réduction : Bien que tenté par certaines entreprises, il est rare que l’on puisse supprimer un risque. Une alternative serait de le réduire. Il est fortement recommandé de mettre en place cette stratégie lorsque la présence d’un risque est intolérable, car elle est généralement très onéreuse. 

Le transfert : Cette stratégie consiste à externaliser le risque vers une autre entité qui en prendra l’entière responsabilité. La sous-traitance (interne et/ou externe) est une solution pour réaliser ce transfert de risque. 

L’acceptation : Accepter le risque, c’est accepter d’en faire une force pour créer de la valeur. Habituellement, cette stratégie est utilisée lorsque le risque est minime et qu’il ne représente pas un danger important. Toutefois, certaines entreprises prennent le pari d’accepter de gros risques car elles les considèrent comme des opportunités.

L’évitement : Il convient aussi, comme son nom l’indique, de ne pas accepter le risque en l’évitant. Dans le cas où le risque est impossible à gérer ou bien qu’il représente une menace pour l’activité, il peut convenir de l’éviter pour le bien de la société. 

Le choix d’une de ces stratégies dépend aussi bien du contexte de l’entreprise, que ses besoins et ses objectifs. Ce choix sera beaucoup plus facile dans le cas où le risque avéré a déjà eu lieu par le passé. La société peut alors s’appuyer sur son expérience de gestion des risques pour le maitriser de la meilleure façon qu’il soit.

Le Pilotage du risque

L’impact qu’aura les stratégies mises en place évoluera dans le temps, c’est pour cela qu’il est nécessaire de réévaluer les risques de manière périodique. Cela permet de remanier sa stratégie, ou de s’assurer que celle qui a été choisie a été la bonne. 

Cette dimension est essentielle à la pérennisation de l’entreprise car oui, chaque entité au sein de l’entreprise a le devoir de se remettre en question constamment. 

La gestion des risques, la clé du moteur ?

La prise de risque reste une des principales sources de développement et de progrès dans l’Histoire de l’humanité. Sans ces nombreuses prises d’initiatives, les avancées scientifiques, industrielles et technologiques ne seraient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. 

C’est pourquoi il est primordial de les prendre en compte, de les identifier, de les comprendre et de les traiter de la meilleure des manières.  

Une entreprise qui réussit est une entreprise qui sait gérer les risques et les utiliser à bon escient. 

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